La Cellule d’Animation Communautaire (CAC), structure dédiée aux questions de santé et de développement dans l’aire de santé de Tulizeni, a tenu une réunion le 27 septembre au Centre Hospitalier Tulizeni. Cette rencontre, qui a rassemblé les autorités de base, y compris le chef du Quartier Vungi, l’infirmier titulaire, les chefs de cellule et des membres du Comité local de développement, a porté sur la gestion des eaux de ruissellement, conséquence des travaux d’asphaltage du Boulevard Enock Nyamwisi.

Les travaux, financés par le Gouvernement provincial et exécutés par Jerryson Construction, soulèvent plusieurs préoccupations locales. C’est la raison de la mise en place des mécanismes de gestion des doléances, dont les boîtes à suggestion et un comité de gestion des doléances en cours de mise en place. C’est le COCEAM, cabinet affecté à la gestion des risques et impacts socio-environnementaux qui chapeaute ce mécanisme. Ses experts, à leur tête Ir Delphin Vutsuhe, étaient présents à cette rencontre afin d’entrendre les différentes parties prenantes à ce projet. 

Impact sur les sources d’eau et risques sanitaires

L’un des principaux points à l’ordre du jour concernait l’impact des eaux de ruissellement sur les sources d’eau potable, notamment les sources Mandefu et Mulekya. Les participants ont constaté que ces sources sont désormais affectées, privant la population d’accès à une eau saine, ce qui suscite des craintes d’épidémies gastro-entériques et de maladies liées à une mauvaise hygiène.

Questions sur l’accès et le drainage

Les discussions ont également porté sur l’accès à la route nouvellement asphaltée, notamment la liaison entre les avenues et la nécessité de prévoir des escaliers ou des rampes pour faciliter la circulation des piétons. De plus, le terrassement des exutoires des eaux jusqu’à la rivière Wayimirya a été soulevé comme une mesure nécessaire pour prévenir d’éventuelles inondations.

Descente sur le terrain et discussion avec l’entrepreneur

À la fin de la réunion, les participants ont effectué une descente sur le chantier pour rencontrer Safari Matsoro, le chef technique de Jerryson Construction. Lors des échanges, il a été révélé que les études menées par l’Office des voiries et drainages n’ont pas pris en compte la construction d’exutoires, nécessitant un budget supplémentaire pour les réaliser. Concernant les sources d’eau affectées, les deux parties ont convenu d’adopter un mécanisme d’atténuation pour limiter l’impact environnemental des travaux.

Cette réunion marque un pas important dans la gestion des impacts du projet d’asphaltage. Elle réaffirme également  la nécessité d’une collaboration étroite entre les acteurs locaux et provinciaux pour protéger la population et l’environnement.

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